mercredi 21 mars 2012

Attention Web 2.0, moi aussi je te regarde

Ce cher Monsieur Bonplan a tout intérêt à bien connaître les pays dans lesquels il voyage s’il veut être libre de partager sur la toile ce qu’il veut à ses lecteurs et lectrices. Il ne serait pas le premier à se retrouver dans les tréfonds d’une prison pour des propos mécontentant le pouvoir d’un pays. Bien que la liberté d’expression soit un droit de l’homme, plusieurs gouvernements ne voient pas l’importance de le respecter. Nombreux sont les exemples de blogueurs habitant l’Iran ou autres contrées muselées de ce monde, qui se sont faits emprisonner et torturer. Bien que le Web 2.0 ait permis des petits pas en direction de la démocratie, les conséquences restent encore souvent malheureuses.




En Suisse, nous avons le droit d’exprimer nos opinions sur Internet mais nos propos sont à portée de tout un chacun. Pouvons-nous bénéficier de notre liberté d'expression sans nous poser de question ?

N'existe-t-il pas des risques dont il faut se préoccuper?

Je suis LaPrudenceEstDeMise. J'avoue être de nature méfiante et moins téméraire que l'Iranienne de l'image ci-dessus. Ainsi, je tiens à ce que mes connaissances servent aux utilisateurs non avertis du Web 2.0 comme Monsieur Bonplan. Notre compagnon est exposé à un certain nombre de risques liés au fait que nos utilisations du Web 2.0 sont exposées, vues et regardées.

Le Web 2.0 est un moyen facilitant le quotidien de chacun et le développement de certaines professions à l'image de l'animation socioculturelle. Comme tout outil, il faut se prémunir d'un certain savoir et d'un « mode d'emploi » pour éviter qu'il ne devienne source de complications.

L'absence de capacité d'oubli
Afin de se protéger, l'une des prises de conscience nécessaires est que, la mémoire d'Internet est très fiable. Nous pourrions croire, en observant la bêtise de notre ordinateur qui bug sans cesse (mon expérience personnelle est marquée par le devoir de sauvegarder sur clé USB, disque dur interne, externe et Cie), que tout se perd, essentiellement les documents importants. 

Pourtant ce qui est déposé sur le Web reste dans les bases de données. Par exemple, nos textes rédigés sur un coup de tête un soir où l'alcool nous a rendu créatif, poétique et révolutionnaire, les splendides photos publiées par notre meilleur ami qui trouve le furoncle sur notre nez très amusant ou même les vidéos intimes réalisées avec l'amoureux de l'époque qui a peu apprécié que sa chère et tendre le quitte et tombe dans les bras du facteur.

Quelques mots clés suffisent pour faire réapparaître ce que nous croyions être tombé dans l'oubli depuis belle lurette.

Vous êtes-vous déjà trouvé dans des situations embarrassantes que vous préféreriez oublier rapidement?


Des conséquences hors-contrôle
Ainsi, la magie des moteurs de recherche type Google permet à des milliers d'utilisateurs d'atterrir sur les pages qui nous concernent. Un petit moment de notoriété est accordé à chacun dans une société où la solitude semble s'accroître. Toutefois, l'affichage d'extraits personnels sur le Web peut devenir un véritable cauchemar. 

Par exemple, plusieurs individus ont été lynchés virtuellement suite à la publication de documents ne les présentant pas dans des dispositions favorables à leur image. Rapidement des individus ont largement diffusé ces vidéos sans forcément mesurer l'ampleur des conséquences du buzz qu'ils avaient créé. Les victimes concernées sont tombées en dépression, leur image a été fortement détériorée et leur avenir compromis.


Un business a été développé autour de cette problématique. Aux Etats-Unis, il est possible de mandater des personnes chargées d'effacer au mieux votre passé numérique. Toutefois, ils sont confrontés à certaines limites et ne peuvent pas toujours évincer le fait que des éléments nous concernant, apparaissent encore et toujours via les moteurs de recherches. Le droit reste très incomplet sur le sujet.


Pourquoi « Zieuter » les internautes?



Des informations personnelles précieuses au fonctionnement de l'économie
De manière impressionnante, notre identité est approchée de très près. En effet, il semble que nous éprouvons un certain plaisir à nous exposer. Nous pouvons le constater par la croissance sur le Web des profils personnels. De plus, nous troquons un peu de notre vie privée en échange de services. Par exemple, dans le cadre d'une recherche via Google, nous informons le moteur de recherche du besoin que nous avons. Il l'enregistre dans une base de données et nous trouve les pages qui nous intéressent. Ces bases de données dévoilent les interactions entre les individus et l'Internet. Ainsi sont retracées nos envies, nos attentes, nos besoins, nos difficultés. 

« Autrement dit, si l'usager positionné sous les feux de la rampe peut avoir l'illusion de connaître son « quart d'heure de gloire » il ressemble bien plutôt à l'insecte placé sous la lentille du microscope. » (Tillinac, 2006, p. 22)

L'économie est focalisée sur les consommateurs qui leurs fournissent de précieuses informations. Les fabricants de matériel peuvent alors cibler les besoins et orienter la publicité, les fabricants de logiciel (comme Microsoft) obtiennent des informations qui leurs permettent d'adapter leurs services et les détenteurs des bases de données amassent une richesse exponentielle d'informations nous concernant.
http://www.internetactu.net/2012/02/27/quand-vous-ne-voyez-pas-le-service-cest-que-vous-etes-le-produit/

Le Web 2.0 au service des employeurs
A l'heure actuelle, un nombre important de personnes se trouvent en situation de chômage ou en quête d'un apprentissage. Les employeurs font face à une grande quantité de demandes d'emploi et pratiquent donc une sélection des demandeurs. En quelques secondes, les moteurs de recherches d'Internet leur permettent de découvrir des informations personnelles concernant les intéressés. Pour illustrer cela par un exemple, suivant le profil de votre employeur, le parti politique que vous affichez sur le Web peut jouer en votre faveur ou en votre défaveur au détriment de vos capacités. La visibilité des écarts de « bonne conduite » dont nous ne sommes pas à l'abri peuvent également jouer un rôle décisif sur le choix final des demandeurs d'emplois. 

Par ailleurs, il n'est pas rare que les supérieurs utilisent le Web 2.0 comme outil de surveillance des conduites personnelles ou professionnelles de leurs employés. Plusieurs personnes témoignent de l'impact de ce phénomène sur leur vie. Ce type de prétextes de licenciements prend une ampleur considérable depuis le développement du Web 2.0.

Pensez-vous que c'est une forme d'abus de la part des entreprises?

"Désinformons-nous" nous?
Rapide et pratique, nous bénéficions du Web 2.0 dans le cadre des études, de notre développement culturel et politique. Par ailleurs, il répond par exemple en quelques clics aux questions que nous nous posons sur notre santé ou sur ce que nous pourrions concocter comme repas pour les amis qui débarquent à l'improviste. 

La démocratisation de l'information est un pas en avant très positif selon moi. Toutefois, il est important de rester critique face à nos découvertes. Le développement extraordinaire du Web 2.0 a fait apparaître des problématiques affectant les informations trouvées sur la toile. Dans son étude, Eric Sutter (Sutter 1998) distingue 4 types de ce qu'il nomme : L'infopollution.

1. La surabondance. L'accroissement de la quantité d'informations est lié au fait qu'il est à la portée de tout le monde de publier, notamment de part l'arrivée de la Blogosphère. Ainsi, nous nous perdons dans la multitude et, la distinction entre l'information de qualité de celle qui est médiocre ou erronée, devient complexe.
2. La désinformation. Les moteurs de recherches utilisés par les étudiants n'ont pas les mêmes critères de qualité de l'information que ceux réalisés par les documentalistes qui établissent une sélection de l'information. Cela conduit à des échecs de recherche ou des erreurs.
3. La contamination. Il est dorénavant aisé pour les Internautes de s'immiscer dans les bases de données des documents numériques et de modifier l'information. Parmi de très bons documents se trouvent ainsi de l'information douteuse et les interventions, sous forme de commentaires par exemple, perdent le lecteur. Wikipédia est un exemple connu illustrant ce problème.
4. Les abus publicitaires. Les usagers d'Internet sont confrontés à l'intrusion de la publicité dans leurs recherches. Il est difficile ensuite de distinguer ce qui est vrai de ce qui est de l'ordre du marketing.

La culture de l'information se trouve donc face à de nouveaux défis depuis que le Web 2.0 s'en mêle: informer sur comment s'informer.

Travailleur social est-il concerné?
Le travailleur social n'est bien sûr pas à l'abris de ces dangers et a, comme tout utilisateur, la responsabilité de connaître l'outil du Web 2.0 dans sa globalité. Face au public qu'il rencontre, il important qu'il reste crédible par rapport à l'image qu'il véhicule. Par ailleurs, je pense que si nous incitons notre public à interagir sur le Web, nous avons un devoir de prévention des risques. Pour terminer, les écrans qui rendent « accro » sont bien connus. Je pense que cette dépendance doit faire l'objet de préoccupation pour le travailleur social. Il doit ainsi continuer à valoriser le lien direct entre les individus.

Sources des images
Photo 1 : http://blikk.wordpress.com/2010/03/16/
image: http://www.galeriecollin.com/images_catalogue/normal/walthery-panneau-attention-plv.jpg
Photo 2 : montage personnel
Sources citations
Le Deuff, Olivier. CULTURE DE L’INFORMATION ET WEB 2.0 Quelles formations pour les jeunes générations ? 2007.
Tillinac, Jean. Le web 2.0 ou l'avènement du client ouvrier. In: Quaderni. N.60, Printemps 2006. pp. 19-24.

mercredi 14 mars 2012


Web 2.0: Quelles possibilités nous donnes-tu et quels avantages y a-t-il de t'avoir dans notre quotidien?

A travers le voyage de Monsieur Bonplan, nous avons parcouru les profondeurs du web 2.0. Découvertes quelque peu révolutionnaires d'un siècle ou les nouvelles technologies et outils de communications ne cessent de croître de chaque côté de notre planète terre. Monsieur Bonplan nous a fait voyager dans le passé en mettant en avant l'ancêtre du web 2.0: le web 1.0. On a pu observer qu'à cette époque, il n'y avait pas d'interactions possibles entre celui qui détient le site web et les internautes. Dès lors, le petit génie web 2.0 trouvait que c'était chouette mais pas suffisant. Il a décidé d'aller plus loin. Il a ainsi continué de se développer et est devenu un outil permettant  aux utilisateurs de communiquer entre celui qui détient le site web et les internautes ainsi qu'entre les internautes eux-mêmes. Ces derniers contribuent à l'évolution du site et des informations transmises. Une évolution importante dans un univers ou le virtuel prend une place considérable...



Oups, je ne me suis pas présentée. Je suis Madame Technologiepourlesnulls. Je suis née au coeur d'une génération ou j'ai le sentiment que les relations sociales ont plus facilement lieu dans un univers virtuel que dans la rue. J'ai fait de grands voyages...jusque de l'autre côté de la planète. J'ai observé les interactions entre les gens. J'ai réalisé qu'il existe d'autres moyens que facebook ou twitter pour se souhaiter un joyeux anniversaire. Non, c'est vrai?

Bon allez j'arrête ! Il est temps de plongé dans l'univers virtuel du web 2.0 car oui, c'est pleins d'avantages ! Si c'est moi qui vous le dis ! 

J'ai observé ce qu'en pensait les autres personnes (références aux articles moodle module E10) qui comme moi pense que le web 2.0 est un outil de communication impressionnant.  Vraiment?



WEB 2.0

Un lieu d'échanges?

En effet, le web 2.0 est un lieu ou les visiteurs d'une page web ont la possibilité d'être eux-mêmes les acteurs. Ils peuvent poster toutes sortes d'informations comme par exemple des vidéos, des images, du texte et cela dans une totale gratuité. Ils ont également la possibilité de communiquer entre eux en commentant les informations d'autres interlocuteurs. Ainsi, l'acteur, qui est aussi consommateur, a le sentiment d'être impliqué car il est sans arrêt suscité. Comme l'indique l'article "web 2.0 sous la loupe": c'est "tirer parti de l'intelligence collective". Je me réfère à l'exemple de "wikipédia" ou toute personne a la possibilité de poster des informations sur n'importe quel sujet afin de partager différentes connaissances aux utilisateurs. Il y a ainsi un partage de savoir donc chacun peut bénéficier. 

Un lieu de marketing? 

Le web 2.0 est un lieu ou les sociétés peuvent se mettre en avant et travailler leur image au travers des blogs, des forums ou encore des réseaux sociaux. Elles peuvent alors se faire connaître et développer leur popularité auprès des internautes.

Et le marketing social?

Dans le module E10, nous avons vu que le marketing social est un outil de communication pertinent du travail social. Un de ces supports principal est le multi-media. Le web 2.0 constitue un lieu ou nous, travailleurs sociaux, pouvons faire passer des messages et transmettre des informations rapidement. Nous rencontrons sur ces réseaux toutes les grandes associations comme par exemple Amnesty International ou l'Unicef. Les interlocuteurs sont sans cesse informés sur les différents projets de ces différentes associations. L'information va alors attirer de nouveaux interlocuteurs et les réseaux ne cessent de s'élargir.

Les politiciens utilisent également les réseaux sociaux pour se faire connaître. Selon Christophe Schenk, écrivain pour le journal l'Hebdo, depuis que Barack Obama a lancé l'idée, de nombreux politiciens romands ont suivi le mouvement. Créer des liens entre les lecteurs et les politiciens est au coeur de cette démarche. A savoir que facebook ne remplace pas les autres manifestations sur le terrain, c'est un support supplémentaire. Peut-être que c'est également un moyen permettant d'attirer des électeurs plus jeunes. Public quelque peu en réserve lors des élections. 


Ainsi, le réseau social facebook permet l'action communautaire. Que ce soit pour les votations ou encore lors de la révolution tunisienne. En effet, un nombre important d'individus sont descendus dans la rue grâce à des événements crées par des interlocuteurs via le réseau social. 




Un lieu ouvert à tous?

Officiellement oui ! Toutefois les jeunes d'aujourd'hui sont plus informés sur l'utilisation du web 2.0 que mes grands-parents, mes parents ou encore moi-même ! Néanmoins, toute génération confondue a la possibilité d'utiliser cet outil. En effet, de nombreux cours sont proposés afin de rendre cet outil de communication ouvert à tous. 

Il s'avère tout de même que la génération actuelle manie cet outil avec une grande facilité. La plupart d'entre eux savent directement ou aller pour trouver les informations dont ils ont besoins et ce, dans un temps record. Selon un article du journaliste Don Tapscott: c'est "la génération la plus intelligente". En effet, grâce au web 2.0, ils n'y a plus de secret. Par exemple, à travers le site "ciao.ch" qui aide et transmets des informations aux jeunes, les utilisateurs ont la possibilité de poser des questions sur leur sexualité et ce en toute intimité. Ils ont ainsi un moyen de partager des interrogations et de bénéficier de la réponse d'un professionnel. Un outil qui permet également à l'interlocuteur de prendre connaissance des questions des autres interlocuteurs. Ils vont alors rencontrer d'autres jeunes qui ont peut-être les mêmes  préoccupations. Cela va leur permettre de sortir d'un sentiment de solitude éventuel. Les jeunes d'aujourd'hui bénéficient ainsi d'un accès libre à la connaissance  par le biais d'internet. Ils peuvent trouver réponses à une grande partie de leurs interrogations. De plus, le site traite de différentes thématiques telles que le racisme, la consommation d'alcool ou de drogues, l'alimentation, la sexualité, etc. C'est donc un lieu gratuit ou les jeunes peuvent se ressourcer pour bénéficier d'informations et ce dans l'intimité la plus complète. 

Des jeunes plus intelligents?

Si je me réfère à l'article de "Don Tapscott": "la génération internet la plus intelligente", alors oui les jeunes d'aujourd'hui sont plus intelligents ! Ces derniers ont développé des capacités à travers l'usage de cet outil et ce, de manière inconsciente. Des études démontrent que le cerveau des jeunes utilisateurs réguliers des outils technologiques leur permet d'avoir une meilleure perception des interactions. Ils sont plus attentifs en raison des nombreuses informations qu'on peut trouver sur une page web (images, vidéos, texte, etc). De plus, les jeunes arrivent à effectuer plusieurs activités en même temps: être sur les réseaux sociaux et chatter avec leurs amis, écouter de la musique, regarder la télévision et faire leurs devoirs ! Ils ont ainsi développé la capacité de pouvoir passer d'une activité à l'autre en peu de temps. Ils mettent en place des tactiques qui développent ainsi leurs capacités de coordination et de concentration. 

Et dans l'animation socio-culturelle?


Le web 2.0 est un outil important pour le métier d'animateur socio-culturel. Par exemple, si je souhaite organiser un évènement culturel je peux transmettre des informations via les réseaux sociaux et inviter les membres du groupe à l'évènement. Ainsi, chacun a connaissance de la manifestation. C'est un support important aux traditionnelles affiches et flyers qui permet peut-être de donner accès à l'information à un public plus large. 


Internet est peut-être aussi un moyens pour les travailleurs sociaux de repérer des problématiques sociales. A travers le web, il est possible d'observer certains besoins des interlocuteurs, leurs opinions, leurs envies, leurs revendications, etc...


C'est également un lieu ou le travailleur social peut faire de la prévention. Je l'ai démontré ci-dessus avec l'exemple du site ciao.ch. 

De plus, presque toutes les institutions ont une page web informant les personnes intéressées sur leurs activités, leurs projets, etc. C'est un moyen donné aux utilisateurs pour s'informer et avoir un premier contact avec l'institution concernée. Lors de la visite au théâtre Benno Besson, le directeur a insisté sur l'importance du web pour communiquer avec son public et promouvoir les différentes activités. 


Pour finir, je pense que le web est un outil du travailleur social car c'est un moyen d'évaluation de son travail. En effet, grâce aux critiques et remarques que les interlocuteurs peuvent laisser dans des commentaires, je peux savoir ce qu'ils ont pensé de telle ou telle manifestation que j'ai mise en place par exemple. 


J'espère que vous avez effectué un beau voyage autour de la planète web 2.0 et que vous n'êtes pas trop fatigués! Vous avez à présent un aperçu de ses différentes possibilités et avantages en notre faveurs, nous petits êtres humains ! Petits et pourtant si puissants...












Sources:


Deux experts nous livrent leur vision du web 2.0
http://new.bilan.ch/articles/deux-experts-nous-livrent-leur-vision-du-web-20-0

Don Tapscott "La génération internet la plus intelligente"
http://www.hebdo.ch/don_tapscott_la_generation_internet_est_plus_intelligente_39084_.html


Politiciens romands: tous sur facebook
http://www.hebdo.ch/politiciens_romands_tous_sur_facebook_38935_.html



Nés avec le web. La génération Y change le monde
http://www.hebdo.ch/nes_avec_le_web_la_generation_y_change_38904_.html


web 2.0 sous la loupe
http://esens.unige.ch/dossier.php?id=23&analyse=Le%20Web%202.0%20sous%20la%20loupe


Images: la première image est la mienne et les autres ont été prises depuis google image.




mercredi 7 mars 2012

"Web 1.2.3, mais t'es qui?"



L'univers magique de Monsieur Bonplan
C'est l'histoire d'un homme qui voyage sans cesse. A la recherche de rêve, d'endroits magiques et de plénitude. Je l'ai rencontré lors d'un voyage en Équateur. Avide de savoir, celui-ci me demande comment il peut faire pour partager ses périples. Je lui propose d'utiliser l'outil du web. Mais voilà, ni lui ni moi savons vraiment ce qu'est le web. Rentrée en Suisse, je lui promets de me pencher sur la question. 
J'y suis, dans mes chères contrées! Et me voilà plongée dans différents sites et ouvrages pour comprendre et définir ce qu'est le web, plus spécifiquement le web 2.0. 


Alors des trouvailles intéressantes? Oh oui! C'est là que le bas blesse: maintenant mon cerveau se sent submergé par trop d'informations. Quelle folie!
Une sorte de paranoïa s'empare de moi, suivit d'une bonne dose de curiosité: "Eh si je menais mon enquête et essayais de définir le Web et ses évolutions?!"


Un premier pas!


Imaginez, chers bloggeurs, une plage déserte qui n'attend plus que quelqu'un la conquière. Imaginez un être humain (Monsieur Bonplan, guide de voyage et travaillant pour le Lonely Planet, éditeur de guides de voyages) qui voit cette plage vide et qui souhaite partager ce moment avec quelqu'un ou la faire découvrir à d'autres personnes. Comment peut-il faire? 


Monsieur Bonplan et le web 1.0
Dans les années 90 apparut le Web 1.0. Ce nouvel outil de technologie permit à des entrepreneurs, comme Amazon, d'exposer un produit sur le Web et de permettre aux utilisateurs de l'acheter en ligne. Dans ce cas, l'information va directement de l'émetteur au récepteur. On l'appelle le web statique.


Prenons comme exemple notre homme, M. Bonplan. Dans le monde du Web 1.0, il pourra exposer la photo de cette plage dans un catalogue de voyage, qui sera consultable en ligne, ou l'afficher sur le site de Lonely Planet.


Par contre, à travers l'univers actuel du web 2.0, plusieurs options s'offrent à lui.


Le web 2.0, c'est quoi?


Commençons par définir le Web 2.0. Pour ce faire, nous n'allons pas nous priver d'une nouveauté propre au Web 2.0: une encyclopédie collective, j'ai nommée Wikipédia.
“Le Web 2.0 est une évolution du Web vers plus de simplicité (ne nécessitant pas de grandes connaissances techniques ni informatiques pour les utilisateurs) et d'interactivité (permettant à chacun de contribuer sous différentes formes). L'expression « Web 2.0 » désigne l'ensemble des techniques, des fonctionnalités et des usages du World Wide Web qui ont suivi la forme initiale du web1, en particulier les interfaces permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques de s'approprier les nouvelles fonctionnalités du web. Ainsi, les internautes contribuent à l'échange d'informations et peuvent interagir (partager, échanger, etc.) de façon simple, à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi entre eux, créant ainsi notamment le Web social2. L'internaute devient, grâce aux outils mis à sa disposition, une personne active sur la toile. “ (http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0)

Vous avez compris quelque chose? Aller je vais vous faciliter la chose. En résumé, le Web 2.0 permet aux consommateurs d'être acteur de l'information. Il est constamment nourrit et enrichit par les utilisateurs eux-mêmes. Le contributeur peut également échanger avec autrui, mettre des commentaires, donner son avis, etc. Ainsi, celui-ci devient également animateur du Web.


D'où provient ce nom? le terme de Web 2.0 a été rendu public lors d'une conférence sur les transformations et les évolutions du Web en août 2004.  Dale Dougherty a été l'un des premiers à évoquer ce nom. Puis il a été popularisé par Tim O'Reilly, président-fondateur de la maison d'édition américaine informatique O'Reilly. 
Selon lui, le web 2.0 inscrit une nouvelle étape dans l'évolution des moyens de communication par une spécificité, "l'intelligence collective": "Le web 2.0 repose sur un ensemble de modèles de conception: des systèmes architecturaux plus intelligents qui permettent aux gens de les utiliser, des models d'affaires légers qui rendent possible la syndication et la coopération des données et des services. Le web 2.0 c'est le moment où les gens réalisent que ce n'est pas le logiciel qui fait le web, mais les services" (Source: http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/web2.0.shtml).

Monsieur Bonplan et le web 2.0
Pour illustrer ce concept, prenons notre cher M. Bonplan. Nous avons vu qu'à travers le web 1.0, il y a peu de moyens de communication qui s'offrent à lui. Ainsi s'il souhaite divulguer l'endroit où il a été et échanger avec autrui, il aura plusieurs possibilités dans le web 2.0.

Par exemple, il décide de publier la photo, accompagnée d'un article, sur le site du Lonely Planet. Puis il pourra insérer des "tags" pour permettre aux contributeurs d'identifier le contenu du message.
Ensuite, il peut y inscrire des liens pour permettre aux utilisateurs de découvrir d'autres sources en lien avec l'article.
Monsieur Bonplan ne va pas s'arrêter là: il peut aller sur Facebook et publier un article par rapport à l'endroit qu'il a découvert. De même, il aura certainement créer un blog comme autre plateforme d'échange. Admettons que durant son voyage il a également découvert de la musique local, il pourra mettre un lien musical via Myspace sur son blog, ou sur Facebook. S'il souhaite partager des photos, il pourra le faire sur FlickR ou sur Riya. De même pour les vidéos, il pourra les échanger sur Youtube ou Dailymotion.

Vous voyez, le web 2.0 permet d'obtenir une palette plus large pour communiquer avec autrui. On parle de lui comme un web participatif et social.

Et demain?

le web 2.0 fait partie intégrante du quotidien de chacun. Je pense que c'est pratiquement utopique, dans notre société actuelle, de faire abstraction du web 2.0. Il est en constante amélioration et évolution. S'exposer sur le web est devenu une culture. Peut-être moins pour l'ancienne génération. La nôtre, c'est sûr, on est dedans. Et je parle pas de de nos futurs enfants! Nous risquons, nous futurs parents, de nous sentir démunis face à cette technologie qui monte en puissance. Certains parlent déjà d'un web 3.0: un web sémantique. En quelques mots celui-ci permettrait d'instaurer de nouveaux maillons à la chaine qui ne se limiterait plus au web.

A nous de contribuer et de participer pour que l'évolution du web soit éthique, morale et enrichissante.

Pour ma part, il me reste à vous souhaiter de belles découvertes avec les articles qui vont suivre. Et comme je sais que vous ne pourrez attendre jusqu'à mercredi prochain, je vous laisse méditer sur cette image:

Les nouvelles technologies d'information et de communication, vont-elles nous surpasser et nous amener dans le même état que cette autruche ?



Sources: http://www.nonfiction.fr/article-364-comprendre_facebook_et_linternet_social.htm

http://esens.unige.ch/dossier.php?id=23&interview=Deux%20experts%20nous%20livrent%20leur%20vision%20du%20Web%202.0

http://esens.unige.ch/dossier.php?id=23&analyse=Le%20Web%202.0%20sous%20la%20loupe

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/web2.0.shtml

http://www.fredcavazza.net/2006/11/18/vers-un-web-30/