mercredi 2 mai 2012




Conclusion - Charline alias Technologiepourlesnulls 

Bien qu'au début de ce grand voyage autour du web 2.0 je me suis durement intitulée Technologiepourlesnulls, je crois que je ne peux plus être aussi dur avec moi même maintenant que je suis arrivée à destination. Et oui, cette expérience a eu sur moi le même effet (ou presque) qu'un grand voyage dans un lieu inconnu... Les découvertes, les échanges, les rencontres, les fous rire, les déceptions, les moments de crises, les réconciliations, bref... Toutes ces choses qui nous transforment, nous font évoluer au fil du voyage et créent une ouverture et une meilleure connaissance du monde qui nous entoure.  

Le web 2.0 c'est comme dans tout grand voyage, il y a des moments ou l'on se dit: waouh c'est génial, c'est magnifique (comme par exemple quand on se retrouve devant le  Machu Pichu! Ic,i j'évoque une des valeurs centrales du web 2.0: la communication. En effet, c'est impressionnant de pouvoir échanger avec un public large sur à peu près tout ce qui est possible et imaginable. De plus, le fait d'y ajouter des images ou encore de la vidéo rend la communication attractive et ludique. J'ai également découvert le web 2.0 comme étant un outil de travail pour l'animateur (-trice) que nous serons tout bientôt (...si tout va bien;). J'ai trouvé particulièrement pertinent la création du site web: "ciao.ch" destiné  à une jeune population et visant particulièrement la prévention, la transmission d'informations ainsi qu'un espace libre de paroles pour les interlocuteurs. De plus, nous avons montré à travers notre exemple de l'organisation de la soirée pour la fondation "El Jardin del Eden" que le web 2.0 peut être un outil fort pertinent. Il permet ainsi la médiation, la transmission d'informations, la création d'échanges entre les interlocuteurs ainsi que l'organisation de projet...

Toutefois, comme dans les grands voyages il y a aussi des moments ou l'on se dit: bof ! On est alors dans ce qui s'appelle "l'infopollution: la surabondance, la désinformation, la contamination, les abus publicitaires". Bref, toutes ces choses qui ne nous font pas vraiment de bien. En tant qu'animateur (-trice), je pense que nous devons être particulièrement vigilant à avec l'usage de cet outil informatique. Il est bon de l'avoir étudié pour en avoir une meilleure maîtrise mais je pense qu'il doit toutefois rester un outil complémentaire et sa pertinence doit être bien évaluée. Nous ne devons pas oublier que nous sommes face à des êtres humains et non des ordinateurs. Je considère important de maintenir le lien entre les personnes et de considérer les vrais contacts sociaux entre les individus comme étant une priorité.

A travers ce travail autour du blog, j'ai alors réalisé qu'il fallait (comme dans presque tous les domaines) garder un esprit critique. Je m'interroge toutefois sur l'évolution du système informatique de manière générale, son utilisation et les impacts sur les rapports sociaux entre les interlocuteurs. Je pense qu'il y a un réel problème la autour qui concerne déjà plusieurs générations mais surtout celles qui nous précèdent. De nouvelles dépendances sont apparus... J'ai le sentiment que la société s'individualise de plus en plus  et je m'interroge sur la responsabilité technologique/informatique. Faut-il continuer à développer les échanges virtuels ou faudrait-il mettre le pied sur le frein afin de se centrer sur des relations plus vraies... 




Sources photos: photo du machu pichu: personnelle / images de la terre: google

"Je me souviens..."

Je me souviens de la première fois que nous avons parlé du blog, mon groupe et moi. Je me souviens de la première fois que je me suis assise, seule face à mon ordinateur, pour publier le premier article. Je me souviens de mon enthousiasme lorsque j'ai découvert les différentes définitions du web 1.0, 2.0 et 3.0. Puis les avantages et inconvénients de ce moyen de communication.


A ce jour, de multiples questionnements se bousculent dans mon cerveau envers le web 2.0. Malgré nos recherches et les différents articles que nous avons lu à ce sujet, je ne sais si cette forme de communication est bonne ou pas. Peut-être qu'il faut se poser la question différemment. Peut-être qu'il faut se demander en quoi et pour quel type de "manoeuvre" je souhaite utiliser le web 2.0.

Certes! Je ne suis pas et ne souhaite pas devenir une "geek" de l'informatique, plus précisément d'internet. Wikipédia, youtube, pour ne citer qu'eux, c'est une ressource utile et pratique que je ne déplore point. Fruit de l'intelligence collective, ce type de création du web 2.0 me semble bénéfique pour chacun. Par contre, des sites d'échange comme Facebook...là je ne suis plus sûr que ce genre de site soit constructif pour notre société. Pourquoi?

Un monde, notre monde...si fourbe

Nous vivons dans une société où les moyens de communication sont de plus en plus rapides. Nous sommes dans un monde d'échange, de transmission d'informations: l'info coule, arrive jusque dans nos oreilles en "un rien de temps". Nous sommes bombardés de publicité: comment voulez-vous "survivre" si vous n'avez pas un esprit critique? Comment voulez-vous ne pas vous faire influencer si vous n'ouvrez pas vos yeux?


L'affaire Dreyfus

Depuis l'affaire Dreyfus (Zola,"J'accuse", 1898), les intellectuels ont pris conscience que le peuple était soumis à l'Etat et qu'il leur manquait l'esprit critique.
Rappelons que l'armée française a condamné injustement ce jeune officier d'état-major général d'origine juive (Alfred Dreyfus) pour, entre autre, d'espionnage. Cet officier sera jugé malhonnêtement et reconnu coupable. Sa famille va se battre pour faire exploser la vérité. Peu à peu, les informations circulent et les gens parlent qu'il y a eu des irrégularités dans le procès. Ces rumeurs remontent jusqu'en dans les oreilles de l'ancien journaliste, Emile Zola. Abasourdi par les incohérences du procès, Emile Zola va publier un article dans le journal "l'Aurore". Il demande qu'un deuxième procès soit organisé, mais cette fois par un jury populaire indépendant du pouvoir militaire. Par cet article, Zola est à son tour emprisonné et doit s'exiler à Londres.

Pouquoi vous parlez de ce texte?

"J'accuse" est le premier article qui milite pour les droits humains et la vérité. Emile Zola a réussi à réunir des millions de personnes à se battre pour une cause injuste et inhumaine. Il a sensibilisé les gens à leurs droits. Grâce à son engagement, il a su mettre en avant le pouvoir de la parole et de la presse. Mais il a également pris conscience qu'un peuple, sans formation, est naïf. La formation permet, entre autre, de pallier à ce manque et de permettre au peuple d'avoir sa propre vision des choses, de faire ses propres choix, ainsi d'être citoyen. Pour ce faire, des Universités populaires (1899-1914) ont été crée suite à l'affaire Dreyfus.

Et aujourd'hui?

Avons-nous un esprit critique plus pointu? Est-ce que le "surf" sur internet nous rend plus alerte et plus critique? Sommes-nous conditionnés?
Je n'ai malheureusement pas de réponses claires à ces questionnements... Je me méfie de ces techniques de communication: facebook, twitter, myspace, dailymotion, blogger.com, etc. Pourquoi?
Il parait que nous sommes à l'air de la communication, à son apothéose même. Mais connaissez-vous vos voisins? Avez-vous déjà discuté avec eux? Avez-vous pris le temps de les connaitre?
Comme on dit, on peut avoir 600 amis sur Facebook, mais dès qu'on a un véritable soucis... les amis se comptent sur les doigts d'une main.


Aujourd'hui, on doit répondre à un mail le jour même, sinon on est considéré comme "out". Aujourd'hui, on doit avoir un I-phone si on veut être "au top" de la technologie. Aujourd'hui, on doit pouvoir répondre au mail et en même temps au téléphone. Bref! Depuis des nombreuses années, je m'aperçois qu'on est de plus en plus stressé et overbooké. La faute à qui, à quoi?
Je pense qu'une des causes de ce fait est dû aux différentes méthodes de communication qu'il y a sur le marché. Il est difficile maintenant de vivre sans natel... alors qu'il y a à peine cinq ans, c'était encore faisable.
Mais tous les jours, je me demande: "Quand vas-tu oser vivre sans ton natel et te détacher de ton ordinateur?"




Sources:

Zola E. (1998). J'accuse. Librio. Allemagne

Sources des images:

http://www.publihebdos.com/quizz-presse

Photos personnelles prises lors d'un voyage en Indonésie (Mont Kawah Ijen, 2'200 mètres, cratère de souffre) et deuxième image: Australie (l'affiche Coca-cola). La dernière: Indonésie, Temple de Borobudur.



Conclusion du parcours de la n'Annie à travers les fils, ficelles? de la toile


Mon évolution personnelle
Dans les articles que j'ai rédigés, j'ai parlé de ma retenue à propos de l'émergence de l'outil du Web 2.0. Pourtant, dans ma 'tite tête, il se passait une évolution tout autre.

Au début
Je me trouvais face à un labyrinthe que j'avais encore peu exploré.


Je me rend quotidiennement sur Internet mais j’en perçois parfois mon utilisation comme « une perte de temps » et « un manque de volonté » de faire des activités que je considère plus constructives. Voici une vidéo qui illustre une partie de la raison pour laquelle je tiens ce discours :

J'étais donc dubitative mais ouverte à l'occasion d'approfondir Internet qui se trouve au coeur des relations qu'entretient une animatrice socioculturelle avec son public. Au niveau personnel comme professionnel, j'avais l'opportunité d'enrichir mes connaissances à propos d'Internet en repérant ses ressources ainsi que ses limites. Ainsi, je pouvais élargir et affiner le regard que je pose sur cette activité qui concerne mon quotidien.


C'était parti (mon kiki), les articles que nous concoctions allaient être vus, regardés et même, peut-être, lus.
Petit à petit je me suis prise au jeu, j’ai pris du plaisir à illustrer mes propos, à personnaliser mes articles. Toutefois, en allant à la rencontre des autres blogs, je me suis rendu compte que les déclinaisons de l'utilisation du blog sont multiples, au niveau de son rendu visuel par exemple. Je pense que j'aurai du plaisir à les explorer dans mon avenir possible de blogueuse.

J'avoue avoir été parfois refroidie par les limites et les aléas de l'informatique. De temps à autre la mise en page n'en faisait qu'à sa tête. Et puis, j'ai malheureusement constaté que, lorsque nous perdons du texte enregistré sur la toile, autant chercher une aiguille dans une botte de foin que d'espérer remettre la main sur notre document (enfin… les yeux).



Finalement
J'ai approfondi un outil professionnel et personnel en l'expérimentant mais aussi à travers des lectures. De plus, grâce à mes partenaires, j'ai visité un domaine de l'animation : l'aide humanitaire. Chacune à pu enrichir à sa manière notre voyage à travers la toile et la collaboration a été très agréable.

Pour conclure ma conclusion de cette expérience concluante
En tant qu'animateurs, nous travaillons avec les individus et le Web est au centre de notre société. Nous devons être attentif à cet outil si nous voulons rester en lien avec les gens. Cela, d'autant plus que le Web est accessible à une grande partie de la population, qu'il est attractif, interactif (Web 2.0) et donc participatif. Les problématiques que je mets en avant par mon rôle de LaPrudenceEstDeMise ne sont pas les uniques aspects que je retiens dans l'utilisation professionnelle et personnelle du Web 2.0, mais elles vont orienter ma manière de l'aborder. 

Sur un ton moralisateur peut-être, ma conscience me souffle à l'oreille de privilégier le contact direct entre les individus. 



photo personnelle